Le 29 novembre 2024, Erika, un jeune de 15 ans, est arrivé de la brousse avec une plaie importante sur la cuisse droite. Erika avait d’abord été soigné au village avant d’être amené à l’hôpital. Comme souvent à Madagascar, les malades, les blessés se rendent dans les dispensaires lorsque le cas devient trop difficile à soigner voire impossible. Ce qui explique l’état de la jambe d’Erika à son arrivée.
Après de nombreuses recherches et la consultation d’un dermatologue en France, le diagnostic est tombé : Ulcère de Buruli.
L’ulcère de Buruli est une maladie causée par la bactérie Mycobacterium ulcerans qui produit une toxine appelée mycolactone. C’est cette toxine qui est à l’origine du pouvoir pathogène de la bactérie.
L’ulcère de Buruli n’est pas une maladie mortelle. La bactérie se développe dans la peau, et la production de mycolactone entraine une ulcération des tissus environnants pouvant entrainer des lésions cutanées importantes et irréversibles. Ces ulcères sont indolores car la toxine possède des propriétés analgésiques et anti-inflammatoires.
L’ulcère de Buruli se soigne par prise quotidienne d’une combinaison d’antibiotiques pendant 8 semaines, parfois accompagnée de greffe de peau pour les lésions étendues.
Institut Pasteur
Plusieurs mois après, l’étendue de l’ulcère a bien diminué mais pas suffisamment.
Un nouveau traitement est mis en place en octobre 2025 : Rifampicine et Chlarithomicine ainsi que des pansements au miel biologique produit sur le site de l’hôpital
L’ulcère a bien régressé, est propre et il est envisagé une autogreffe en pastilles.
Le principe de cette greffe consiste à déposer 22 pastilles de peau fine (prélevée sur la cuisse saine d’Erika) à la surface de l'ulcère afin de stimuler l'épidermisation.
L'opération fut exécutée le 20 janvier 2026.
Au moment du premier pansement après l’autogreffe, le docteur PARFAIT (à gauche) ainsi que le personnel soignant viennent voir le résultat. Les 22 pastilles tiennent.
Erika, devenue « la mascotte » de l’hôpital comme le dit le docteur, reste courageux.
Un mois après, 16 pastilles ont pris.
On prendra régulièrement des nouvelles d’Erika et on espère qu’il retrouvera une jambe quasi normale.
Vidéo du nettoyage de la plaie d'Erika
Vidéo du pansement au miel sur la plaie d'Erika
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Le Père Jean-Yves précise qu'Ericka est pris en charge financièrement par l'hôpital depuis son arrivée car venant d'un milieu défavorisé de brousse.
Ses parents, sans moyens, avaient néanmoins donné une sommes d'argent après quelques temps de son hospitalisation.
Reportage réalisé par Marie-Andrée et Pascal PETITMENGIN pendant leur séjour en Janvier 2026.
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